Gabriel Michel aka Gabs
interview réalisée par mails et finalisée le 16/04/2011


Fonction : arithmétique
Site(s) : www.gabrielmichel.com
Nom ou pseudo : Gabriel Michel
Signification et/ou origine du pseudo : Ouzé, un militaire, qui m'a appelé comme ça quand j'étais gosse
Date de naissance : 11/09/1980, oui, le 11 septembre
Localisation : incertaine
Signes particuliers : en conflit avec sa fourchette
Matos utilisé : "à la russe"
Présentation personnelle : plus je me raconte, moins j'en dis, et j'en dis plus dans ce que je n'exprime par les mots


A la façon du portrait chinois … Si j'étais ... je serais …
Une question pertinente : "what's your function in life ?"
Une chose insupportable : le dessous du poignet
Une œuvre : le Math Rock
Un film : Chansons du deuxième étage
Un morceau de musique : Sleepytime Gorilla Museum : Bring back the apocalypse
Une surprise : un pet à table
Un personnage de fiction : la chose
Un mythe : Zadig, pour moi c'est un mythe
Un proverbe : "si ça sort pas c'est que ça va sortir d'un coup !"
Une phobie : les veines
Un vice : la gourmandise
Un objet inutile : le p... de téléphone
Une idée récurrente : qu'est-ce qu'on est con !
Une arme : ma fourchette
Un cauchemar : je saute du haut d'un toit de HLM, très souvent, depuis que je suis gosse
Un moyen de transport : le vélo, il faut vraiment que je m'y remette...
Un bruit corporel : le frottement de ma main sur ma barbe, shrrrriiik, shrrrrrrik
Un prix Nobel de la paix : Einstein, ses recherches ont créé ce qui peut détruire l'humanité en un souffle, la peur, la paix
Un film porno : "L'été en pente douce", mon premier film "porno" assumé
Un tyran : Apple
Un repas de famille : une phobie
Une habitude : je ne nettoie pas ma table de petit déjeuner
Une polémique ridicule : le port du voile
Un investissement : un espace de création, studio avec plafonds hauts et grands velux
Une œuvre caritative : Jeudi Noir
Un mensonge : "laissez faire le marché !"
Un souvenir : un 30 décembre le soir dans une tente, près d'un stade de rugby (!), par temps de neige, dans un coin paumé de montagne, à se manger un bon saucisson
Un site Internet : http://www.google.com, il a tout changé

 

Les questions personnalisées :

1) On commence par quoi ?
Euh, je vais arrêter la photo. Réfléchir à faire de la photo, ça me saoule. Je ferai ça le dimanche. Un photographe du dimanche !

2) Tu t'amuses bien on dirait le dimanche ...


C'est exactement ça ! Un jeu. Comme là, je me suis demandé ce que ça ferait si je mettais ma tête dans un vieux scanner : ça marche ! Et pas besoin de Photoshop, la crasse et les déformations, c'est du "on the scanner". Bon après c'est sûr il y a une petite réflexion derrière, le scanner est muni d'un capteur linéaire, la notion de temps de pose est induite par le long balayage du capteur sur la "surface du réel". C'est une autre façon de capturer le réel. L'idée me plaisait. Mais à la base c'est un jeu, ce n'est pas de la photo !

3) Tu dis "ce n'est pas de la photo !", alors ... c'est quoi pour toi de la photo ?

A vrai dire, j'en sais rien. Je serais incapable de fournir une définition exacte de ce que serait la photo. Pour moi ça reste un jeu, un regard et une trace. J'ai l'impression que le plus important pour moi, c'est le regard. Pour avoir l'impression d'être un auteur il faut avoir un regard ! Après, on peut "se la péter !" Et du coup, rien à voir avec la photo, mais avec l'égo, l'égo de l'auteur, l'égo de l'artiste, l'égo de celui qui veut lasser une trace derrière lui. Bon pas le regard...des sensations peut être ? Ce truc très personnel, égoïste, qu'est la sensation. Ça me va mieux. Allez va pour les sensations provoquées par le réel.

4) est ce que tu pourrais nous donner des noms de personnes qui ont (d'après toi) "ce regard" ? Des photographes que tu apprécies ?

Plus dans le cinéma. J'aime le cinéma scandinave et Roy Andersson. J'aime le cinéma Japonais et Gen Sekiguchi. J'aime le cinéma grec et Giorgos Lanthimos. J'ai l'impression au final que le cinéma est une des influences principales de la photographie actuelle. Aussi Erwin Olaf et Gregory Crewdson sont par exemple des rejetons des réalisateurs que j'ai cités plus haut. En même temps peut être que la photographie influence le cinéma. En même temps peut être que les chef op sont influencés par les photographes. Mince...tout le monde influence tout le monde ! Alors peut être que le regard n'existe pas. Et la musique ! Il y a la musique ! Pour moi la musique à plus de "regard" que la photographie, c'est un comble !

Je ne sais pas si on peut véritablement percevoir le regard d'un auteur à travers ses photographies. La "chose" culturelle entre tellement en jeu, ce gros bazar où l'on est la somme des influences sociales et culturelles que l'on subit. Ces fameux "différents niveaux de lecture".

Aujourd'hui si j'avais 3 photographes à citer ce serait : Ruslan Lobanov, Rodney Smith et Julia Fullteron-Batten. Plus pour les sensations, l'esthétique, que pour le regard ou le discours. Et tout ce boui-boui, ça m'influence.

Du coup quand je regarde le monde, je le vois à travers le prisme de mes influences.

5) Dans tout ce boui-boui comme tu dis, est ce que tu pourrais nous montrer 3 extraits et/ou images, et/ou morceaux de musique qui t'ont retourné comme une crêpe ces 10 dernières années? En nous expliquant pourquoi ?

Ces 10 dernières années ? Pas facile. Je suis devenu insensible.
Seule la musique et quelques scènes de films me retournent comme une crêpe.

Ainsi je ne pourrai pas ne pas citer le groupe Dirty Projectors, ce n'est pas possible. Tout ce qu'ils font, et pourquoi pas cette chanson

Mais ce serait réducteur, c'est toute leur oeuvre qui est une "claque dans ta gueule". Allez...je ne résiste pas...

L'expliquer ? C'est assez compliqué en somme, pour moi ils ont vraiment créé un son, quelque chose que je n'avais jamais entendu, et qui résonne longtemps après que je l'ai écouté. Ils ont trouvé un trésor et ils le partagent.

Et côté cinéma il y aurait Survive Style 5 + de Ken Sekiguchi

 

et l'oeuvre complète de Park Chan-Wook http://www.youtube.com/watch?v=1KaOLDZe2GI ou



ou



Les réalisateurs japonais et coréens ont un sens très aigu de l'esthétique et de la photographie dans leurs films. C'est pourquoi, pour voir de la photo, je préfère souvent regarder un bon film. Les acteurs de ces films sont aussi de purs génies. Je me sens depuis mon plus jeune âge comme apatride (même si je ne savais pas le formuler en ces termes au début !), je cherche donc un point d'ancrage culturel ailleurs.

Lorsque j'ai appris que j'étais très probablement le descendant assez proche de népalais ou mongoles, une flamme s'est allumée en moi. Avant l'ère chrétienne les peuples d'Asie, du moyen orient, et de Scandinavie étaient connectés par la voie commerciale. Ces peuples avaient une identité très marquée et différenciée. Les vikings ont été quasiment éradiqués, c'est peut être ce qui a soulevé ma curiosité m'a amené à m'intéresser à toute la culture scandinave (le cinéma et la photographie par la même occasion). Quant à l'Asie et le Moyen Orient, ils ont résisté à l'invasion occidentale, sont force d'admiration.

J'ai un gros problème avec la chaleur, le Moyen Orient m'a toujours plus ou moins effrayé pour cette simple raison. Et l'Asie, c'est bien entendu venu par les jeux vidéo et les mangas du Japon.

6) parlons maintenant plutôt de toi, ton travail, tes outils. Il semblerait que tu sois un fétichiste du technique, tu as cette capacité assez déconcertante à trouver du matos (au rendu très pro) pas trop cher pour faire de véritables prouesses! D'où te vient cette faculté d'ingénieux bricoleur ? et où déniches tu toutes ces brillantes idées ? où achetés tu ton matos ? C'est quoi ton truc !? ?

Un appareil photo est un dispositif technique industrialisé, une machine. C'est le rejeton de la révolution industrielle. Il y a un dispositif mécanique, un autre physicochimique et un dernier numérique ou informatique. Même dans le cas d'un sténopé, simplification à l'extrême de la photographie, la technique est inévitable. Et pourtant, pour faire une photo, il "suffit" d'appuyer sur un bouton.

C'est cette ambivalence qui est intéressante à mon sens, et sujet de bien des erreurs d'interprétations...

Dans mon travail je distingue très clairement les deux aspects. La "technique" pour moi, c'est surtout "comprendre comment ça fonctionne". Bref un truc de geek. Il n'y a pas vraiment de rapport avec la photographie si ce n'est le jeu des expérimentations.

Si je regarde l'ensemble de mes photos, je me rend compte que la technique n'est finalement que très peu présente, très peu visible. La technique, c'est un peu comme une déconstruction, qui me sert à autre chose que la photographie, probablement un esprit pseudo-scientifique qui sommeille en moi.

Dans le même temps la maîtrise de la technique permet d'organiser son "discours" photographique. Si on a envie de raconter quelque chose d'une façon toute particulière, elle nous permet de maîtriser notre propre direction artistique.

Ensuite il y a un autre aspect inhérent à notre société moderne. Personnellement je distingue 2 sortes de personnes : les américains et les russes, c'est ma petite blague à moi.

L'américain à plein de fric, il achète du matos (photographique, entre autres, et un iphone aussi, parce que sinon c'est la loose) à ne plus savoir quoi en faire, il l'exploite peu, surtout il ne le maîtrise pas parfaitement, laisse des spécialistes (les armées d'assistants) faire le boulot. C'est plus simple d'acheter un matos très perfectionné (et très cher !) qui fait tout bien automatiquement, on lui fait confiance, il est fiable, que d'essayer de comprendre ce qui fait que c'est du bon matériel. L'américain n'y comprend rien en informatique alors il achète un Mac, parce que paraît-il, "ça marche mieux qu'un pc". La technique passe loin par dessus la tête de l'américain. On pourrait à mon sens porter l'argumentation très loin comme ça.

Le russe n'a pas un rond, du coup il est obligé de retrousser ses manches et de faire avec les moyens du bord. Ce n'est pas très fiable, ça prend plus de temps, ça foire souvent, mais peu à peu il acquiert une vrai connaissance de la technique, qui lui permet d'être plus tard de vraiment maîtriser son discours photographique. Les assistants sont la plupart du temps des russes qui bossent avec du matos d'américains ! Ils sont capable de parer à tout imprévu. Ils ont cette faculté d'adaptation très importante lorsqu'ils se cognent au réel.

Ce côté bricolo, je l'appelle "à la russe", j'en ai fait une petite fierté, la fierté de l'ouvrier fauché qui avec ses mains arrive à dénicher ou bricoler du matériel photographique. Je ne suis à la base pas du tout un bricoleur, et la photo m'a permis de rectifier un peu le tir.

Enfin la photographie, numérique aujourd'hui, est informatique, dématérialisée. En bon technicien geek, tenter de comprendre de quoi est faite une image numérique, chaque pixel, chaque bit, apporte une certaine satisfaction autant que de grosses frustration : sens cesse en évolution, la recherche n'est jamais vraiment terminée.

Seulement voilà, pour faire une photo, il suffit d'appuyer sur un bouton, et basta ! Je ne sais plus quel photographe à dit qu'il fallait une journée pour apprendre à utiliser un appareil et une vie pour essayer de maîtriser la lumière.

CQFD

Et pour revenir sur la question, j'aime fouiller dans les brocantes, sur les sites de vente de matériel de hong-kong, j'aime me retrouver avec des dispositifs "non standard", avec quelque chose de différent dans les mains, je me sens plus libre. Je n'aime pas posséder un appareil et devoir "seulement" appuyer sur un bouton. J'aime bien me prendre la tête avec de l'éclairage bricolé "à la russe" avant de songer à vendre un bras pour me payer du matos plus fiable. J'aime bien me creuser la tête, essayer de regarder dans mes placard et me dire que je peux faire quelque chose avec cette conserve, ou avec ce paquet de céréales, ou avec ce saladier. J'aime bien que le matériel et la technique m'apprenne la patience, à me creuser les méninges, à m'instruire et m'informer. J'aime que la photographie m'oblige à ouvrir les yeux, à regarder attentivement autour de moi et de voir dans un simple arbre d'infinies possibilités, une infinie beauté.

J'en ai déjà parlé sur mon site, aujourd'hui acheter du Canon et Nikon, c'est avoir l'assurance d'un matériel fiable (et facile à prendre en main, et rapide) qui produira des images qualitatives standard (piquées, colorées, pas bruitées). Presque tout le monde achète du Canon et du Nikon. Sur le net un bonne partie des photos ont ce rendu "standard", mais néanmoins qualitatif.
Dans le même temps une armée de marketeux de la vague "LOMO" ont essayé de vendre des appareils en plastiques et des Iphone (pour le prix d'un rein !) pour faire du crade, du sale, du dégoulinant, du branché/sexy/dandy/jmelapètetropcool/ouahtasvumanouvelleappliii...
Il y a un juste milieu.

7) Est ce que tu pourrais choisir 4 ou 5 de tes photographies, et nous en parler un peu ? Tes photos qui te parlent le plus ou qui sont vraiment importantes à tes yeux?

Uhm, pas facile, c'est pas mon truc...

Avant toute chose, je travaille sur 2 gros projets à long terme distincts : le paysage (la perception que j'ai d'un lieu au moment où je m'y trouve, ce que ce lieu appelle en moi) et l'insensibilité du monde moderne. Ces "formules" ne sont pas terribles mais elles donnent une idée de "là où j'essaie d'aller".

Ça c'est l'homme à la valise. Un projet que j'ai commencé il y a 2 ans. C'est un personnage que j'ai envie de suivre un peu partout. J'aurai peut être plus à dire quand j'aurai suffisamment avancé sur ce projet, mais comme il me tient à cœur, je voulais partager.


Voilà un travail sur le paysage. Une photo un peu plus "technique" : j'essaie d'exploiter les capacités particulières d'enregistrement des couleurs de mon Fuji. J'ai eu la sensation d'un paysage impressionniste étrange. J'aime les lieux un peu étranges, sous des apparences banales au premier abord.

Il s'agissait ici de montrer l'incapacité de beaucoup d'homme (et de femmes) à s'émerveiller devant de beaux paysages. On est dans l'insensibilité. Ici c'est comme si les lieux vous mettaient une baffe ! Pas de "tricherie" numérique ici (très rarement en fait, je déteste faire du collage numérique).

Une autre photo issue d'un expérimentation technique : j'ai poussé mon appareil au maximum de sa sensibilité, en sous-exposant pour obtenir un rendu qui s'éloigne "naturellement" de la réalité telle qu'on la voit. Il ne s'agît pas "seulement" d'un flou, le matériel est poussé à son maximum. Je me suis demandé ce qui pouvait en sortir. Là c'est un travail en studio sur fond bleu sombre, que j'ai choisi pour faire contrepoint à la chevelure. Le but pour moi était aussi d'avoir un point de netteté sur la bouche (sensualité, féminité) pour accrocher le regard. J'ai eu pas mal de chance, il s'agissait de mon premier essai !

Rien à dire de spécial sur celle là, à part que je me considère comme un "homme des lacs".

Là je continue à questionner mon rapport à la nature.

Pétard en choisissant ces 5 photos je me rend compte que mon thème principal c'est plutôt le rapport à la nature, à la fois dans les paysages et les mises en scènes ! Merci Bazooka Mandarine !

8) Tu as quelques publications de ci de là, et pourtant pas d'expo, pas de livre (à moins que je ne les connaisse pas?)... Trés peu d'actus? Quand tu parles de projets, c'est juste de la création pour de la création où il y a autre chose? Comment diffuses-tu tes images? Pourquoi ce choix de si peu de visibilité? As tu des projets à venir (édition -à part ta participation à l'artbook n°2 du collectif la poule à facettes-, expo, collaboration avec d'autres artistes, installation, projection, animation socio-culturelle? ...) ... Comment vois tu ta création dans l'avenir? Est ce que tu arrives à te projeter?

Je suis à un tournant.

J'ai essayé très timidement de médiatiser mon travail ces 3 dernières années, d'où quelques publications dans des magazines et sites web. J'ai tenté aussi de professionnaliser mon "activité", je signe de temps à autre quelques tout petits contrats photo, mais sans réel plaisir.
Sur le net, j'étais présent globalement partout : tous les réseaux sociaux. Et puis j'ai décidé de les fermer un à un, petit à petit.

Je me rend compte qu'au final ce n'est pas un réel besoin de médiatiser mon travail, ce n'est pas important. Et puis je me suis aussi rendu compte que ça prenait plus de temps que la création elle même.

Cette année, il y a l'artbook et une exposition collective du club photo de Lattes au mois de juin. J'ai peut être un petit projet de publication de revue, mais "je me tâte".
Et puis je vais en rester là, j'ai envie faire un break, de me retirer un peu et me concentrer sur la création, en Hermite, sans contrainte, sans pression. Je ne sais pas combien de temps cela prendra, mais je sens que j'ai vraiment besoin de changer mes habitudes. Donc si j'arrive à tenir mon "engagement", mon site perso sera également fermé en fin d'année.

La seule chose que je garde sous le coude et qui me plait véritablement sur le plan professionnel, c'est la formation, la transmission de savoir. J'interviens à ce titre à l'espace photographique "A la Barak" (http://www.alabarak.com/). Je me sens utile en tant que "personne ressource". Pareil cette année je verrai comment ça tourne et je déciderai si je continue dans cette voie, ou pas.

Ce n'est pas un discours alarmiste hein ! Au contraire, je suis plus heureux d'être capable de prendre des décisions et de m'y tenir !

Après j'avoue que je suis de plus en plus dubitatif sur le paysage photographique actuel. Je suis un gros consommateur de photographie (2000 par jour en moyenne) et plus ça va, plus je me rend compte qu'il y a une uniformisation, et des effets de modes. Même dans le milieu de l'art et des magazines, on fini par voir toujours un peu la même chose. Cela ne veut pas dire que c'est mal, c'est juste comme un consensus artistique général. J'exagère, je généralise, c'est sûr, mais c'est un ressenti général. Je suis de moins en moins ému. Je suis également en train de changer mes habitude de "consommation", je réduis le plus possible. Je me soigne.

9) Et bien c'est tout à fait louable comme envie, je trouve " transmettre"... Justement, tu peux nous causer un peu plus de tes stages A La Barak ?


Le Workshop est destiné à des photographes qui connaissent et maitrisent leur matériel (en dehors du mode automatique), et qui ont envie de se lancer à fond (ou de se perfectionner) dans le traitement numériques des images. C'est un cours très technique qui fournit d'une part l'ensemble des bases à digérer pour travailler ses images. D'autre part il y a un aspect critique, où j'anime un débat sur les enjeux du numérique et du traitement des images.

Le DIY (Do It Yourself) est un atelier d'initiation à la création d'un portfolio en ligne. Surtout l'aspect technique (choix d'un site, installation sur serveur, etc.), mais aussi l'aspect artistique (qu'est-ce qu'un portfolio ?).

Je voudrais juste ajouter qu'A la Barak est un lieu essentiel de la photographie à Montpellier, ESSENTIEL ! Je ne me positionne pas comme prestataire. Je soutient totalement ce lieu, j'embrasse son esprit d'ouverture et de partage, de tremplin. L'équipe est vraiment compétente et accueillante. Si vous ne connaissez pas, VOUS DEVEZ Y ALLER !

10) Pour finir qui aimerais tu voir interviewé dans ce webzine? Et ton mot de la fin pour cette interview post retraite :D ?

David Jubert aka Graphistolage (http://www.graphistolage.fr/), mais je ne sais pas s'il acceptera.
Mon mot de la fin : Ah bas le traitement numérique au bazooka ! Mangez des mandarines !