Pierre Emmanuel Wolga
interview terminée le 12/10/2011

Fonction : Infographiste indépendant
Site(s) : www.studiowep.c.la
Nom ou pseudo : Pierre-Emmanuel Wolga, on me connait aussi beaucoup sous : PierreEm (nom de scène pour les soirées slam)
Signification et/ou origine du pseudo : aucune, juste un diminutif
Date de naissance : le 11 juillet 1977
Localisation : j'habite à Grenoble
Signes particuliers : Blond souriant
Matos utilisé : PC, canon 350d, photoshop
Présentation personnelle : Je suis Infographiste inscrit à la Maison des Artistes, j’ai appris la photographie en autodidacte, et je fais essentiellement du photo-montage. C’est pourquoi je préfère utiliser la contraction de photographe et de graphiste : «photographiste». La peinture et le dessin sont la source de ma créativité, mes premières disciplines. J’ai remplacé les pinceaux par une souris et les pots de peinture par des dossiers de photos.

A la façon du portrait chinois … Si j'étais ... je serais …
Une question pertinente : à quoi peux servir une question perniente ? sinon à trouver une autre question pertinente
Une chose insupportable : la femme que j'aime
Une œuvre : La métamorphose de Kafka révisé par Bukowski,
Un film : les anges déchus de Wong Kar-Wai
Un morceau de musique : woua la vache c dur, comment savoir ? je serais Volutes d'Alain Bashung
Une surprise : le billet de 50 euros dans la poche du pantalon apres le lavage
Un personnage de fiction : le chat du Cheshire dans Alice aux pays des merveilles de Lewis Carroll
Un mythe : un lemmings
Un proverbe : rien n'est sérieux sur terre, juste la prise aux vents
Une phobie : devenir fou
Un vice : la paresse
Un objet inutile : une boussole dans un cachot
Une idée récurrente : vivre
Une arme : un livre
Un cauchemar : la femme que j'aime
Un moyen de transport : illégal
Un bruit corporel : les battements du coeur
Un prix Nobel de la paix : Amnesty international
Un film porno : un film porno
Un tyran : la femme que j'aime
Un repas de famille : le plateau télé
Une habitude : la lecture du matin avec thé
Une polémique ridicule : la vie est belle
Un investissement : risqué
Une œuvre caritative : contre la faim
Un mensonge : un ange
Un souvenir : une question pertinente
Un site Internet : http://www.studiowep.c.la

Les questions personnalisées :

1) Et bien dis donc la femme que tu aimes est "une chose insupportable", "un cauchemar", " un tyran"... Envie de passer un message particulier peut être?

Non, pas vraiment.., en quelques mots j'ai fréquenté une femme pendant un an, un amour sans retour, le genre d'amour qui fait mal, (dans le genre de "L'amour dure trois ans" de Beigbeder).

Sinon artistiquement, il est vrai que dans mes créations mes sujets sont essentiellement des femmes. Ma source d'inspiration par excellence, disons que je suis un éternel amoureux du genre féminin, à ma façon cela va sans dire. Le pouvoir qu'elles exercent sur l'homme m'a toujours fasciné, et la cause directe de cette fascination, étant moi même un homme, est un délicieux mélange. Entre misandrie et misogynie. Aimer son tyran est un cauchemar bien insupportable, car il n'y a bien que l'amour pour ne s'en rendre compte.

2) Ton inspiration est puisée dans les femmes ... Mais y a t-il d'autres sources d'inspiration ?

Oui c'est certain ! La vie, l'amour, la mort, les vanités ! La vie qui nous entoure est tellement dense ! Je m'inspire beaucoup de notre quotidien, je m'attache beaucoup aux comportements humain occidental, nos inquiétudes, nos joies, nos déprimes, nos fantasmes, mais surtout notre confort, et de quelles manières nous en jouissons. Nos habitudes, nos apparences, un couple se tenant étrangement la main dans la rue, sera pour moi le début d'une histoire dans laquelle j'essayerais de trouver le cliché, cette image qui me plaira. Je m'inspire de ce qui nous entoure et je m'invente des histoires.

Je travaille souvent avec différents modèles, et bien souvent se sont elles qui m'inspire, par un cheveux dans leur cou, par une absence, une épaule, un dos de profil... Parfois la photo se construit réellement à deux, nos idées communes, nos envies, nos fantasmes, ce qui nous inspires tous deux, J'aime vraiment ce genre de collaboration, et d'ailleurs, la plupart du temps je ne travaille jamais avec des filles qui n'ont aucun imaginaire, qui n'ont pas d'envies elles-mêmes, qui ne savent pas profiter du photographe qu'elle possède sur l'instant.

Je m'inspire aussi beaucoup des autres artistes, de mes "Maîtres". Je vais par exemple aimer les couleurs de Jan Saudek, les compositions de David LaChapelle, les femmes de Modigliani, les corps de Schiele, la folie de Salvador, et que dire de Pablo ? ... Il y'en a tant d'autres !

Mais ce qu'inspire encore le plus, reste l'humain et son authenticité, son formatage multiple couches, la magnifique superposition de masques, de caractères, pour toujours se donner bonne conscience, l'humain sous toute ces formes, (là je pense à Roger Ballen). L'humain et sa bétise, l'humain et sa planète, et ce qu'il arrive à en faire. L'humain, etc...

"Qu'est ce que l'homme ? Selon la formule dévastatrice de Platon, c'est "un animal à deux pieds sans plumes". Un poulet peu poilu... J'ajoute : un ravageur imprévoyant ; un déstructeur invétéré ; un saccageur qui n'a d'autre préoccupation que son intérêt immédiat ; une espèce violente envers les autres comme envers elle-même ; un danger pour tout ce qui respire. L'homme est un barbare à deux pieds sans plumes..."  --  Yves Paccalet

3) Tu évoques Saudek, LaChapelle (...) des créateurs qui travaillent avec des outils assez différents finalement, alors quels sont les tiens? Prennons par exemple ces deux images ... Est ce que tu pourrais nous causer de ta façon de procéder? Ton processus de création ?



Alors à la base tout part d'une idée, crayonnée, écrite en résumé, les grandes lignes. J'en parle à ma modèle, et tout s'enchaine trés vite, les vêtements, les accessoires, etc. Durant la séance photos les idées fusent de toutes part, ma modèle en profite beaucoup et j'aime ça ! Le lieu choisi nous inspirant toujours plus, l'instant, nos humeurs jouent énormement sur le travail, et l'atmosphère ainsi crée est décisive au succés ou non de cette aventure, redoutable quoi qu'il en soit, et toujours pleine de surprise quand on regarde le résultat ! Comme je ne suis pas un "vrai photographe", le résultat brut de décoffrage ne me plais jamais.

Comme beaucoup d'artistes qui font du photo montage sur ordi, je possède une banque d'images, de photos, assez volumineuse. Je photographie souvent tout et n'importe quoi qui me servira à faire du montage : une texture, un ciel, un mur défréchi, un vieil hôtel, un champ de cocliquots, une vieille marre toute pleine de choses étranges et vivantes.., Je me dis souvent quand je photographie une poubelle ou un vieu clou, que les gens qui me voient faire, me prennent pour un marteau ! Mais toute ces images sont un trésor pour composer mes créations, venant de la peinture j'ai troqué mes pinceaux par une souris et mes pots de peintures par des dossiers de photos.

Souvent l'idée de base est aussi transformée, et même quelquefois abandonnée et remplacée par une nouvelle idée sortie des essais multiples de compo. J'isole mon sujet, lui change la couleur de ses vêtements, je choisi des fonds, des élèments à placer en premier ou en arrière plan, je booste tous les niveaux à la manière du HDR mais manuellement sur chaque élèments de la créa, j'essaye d'homogénéiser le tout, ce qui n'est pas très facile, je redessine souvent les ombres, quelques parties du corps, ce qui donne souvent un effet peinture à mes images. J'utilise un APN canon 350d, avec un grand angle et le logiciel photoshop la plupart du temps. Je suis finalement très basique. Mais l'outil le plus important au processus de création reste à mon avis notre cerveau, la plus grande zone érogène. Nos émotions, nos sentiments, notre sensibilité permettent de créer l'atmosphère adéquate. J'aime faire des mélanges, comme dans mes photos, je transforme les visages, je transforme une sorte de réalité toute nue pour en arriver à une autre. En matière d'accessoires, je ne me suis jamais senti aussi bien quand l'atmosphère à le gout amer d'un vieux tabac, tout teinté des nuances rosé d'un alcool bon marché.

4) On comprends mieux comment tu procèdes, mais ça ne nous en dit pas plus pour ces deux images ? Parles nous un peu de ces deux créations !

Mais que dire, sais-tu Miss Buffet Froid qu'il est très difficile de répondre à cela, pour moi c un peu comme faire de la peinture abstraite, et j'avoue que je ne réfléchi guère à ce que je fais dans ces moments de création, j'assemble, je compose, je suis dans une bulle de fusion créative, tout mon cerveau et totalement déconnecté du reste, et ne résonne que par couleur, forme, lumière, artefact, etc..,

Mais bon d'accord, je vais faire un effort. Ces deux photos proviennent de la même scéance : " La femme sauvage", avec une fille qui s'appelle Maria Eva Scant, c'est une femme caméléon, elle se transforme tellement souvent et change de visage avec une facilité déconcertante.
Bref, prenons le portrait, je m'amuse avec les contrastes, les niveaux de chaques parties de la photo, je redessine le visage avec différents élèments pris sur d'autre visages, vivants et plastiques, je redessine et compose un visage hybride. Ensuite je choisi l'atmosphère par un fond, ici il s'agit d'une marre, j'ai choisi une ambiance aquatique, j'ai voulu m'approcher du thème de la noyée qui m'à toujours beaucoup plu, on pourrait dire que c'est une première approche. Cette création n'étant d'ailleurs pas du tout prévue, l'inspiration et le thème se construisent au fur et à mesure de l'élaboration de l'image.

Pour le paysage, la procédure est quasi la même, sauf que j'ai retravaillé en priorité les élèments qui composent le paysage, j'ai rajouté un champs de coquelicots, une mante religieuse, des papillons, un ciel, ..,
J'ai voulu ce côté fuyant, à la base l'idée de la scéance était celle ci : la femme sauvage, échappée de sa cage, des habits arrachés, une blessure sur le bras, les mains terreuses à la manière d'une échappée creusant pour trouver sa liberté. Elle se trouve en nature, sa nature, la femme sauvage s'échappant de je ne sais quel prédateur, elle à réussie, elle est soulagée, c'est la dernière fois qu'elle se retourne, elle regarde derrière pour voir si personne ne la suit mais avec une certaine nostalgie, comme si la liberté finalement n'était pas le but, mais la fuite, ce combat est en revanche bien plus excitant.., une raison d'exister. Le bonheur, bien souvent, précède le but qu'on lui attribue.


5) Tu dis "venant de la peinture j'ai troqué mes pinceaux par une souris et mes pots de peintures par des dossiers de photos", pourquoi avoir changé de média? Qu'est ce qui t'a amené à la création via ordi ?

En fait, j'ai toujours été passionné par le monde de l'image, fixe ou animée, j'ai commencé par la peinture, ce qui m'a ammené vers des études en infographie. J'ai aussi approché le monde de la vidéo et du dessin animé, j'ai été animateur dans un studio vidéo, ce qui m'a permis de réaliser cinq court métrages (je les mettrais bientôt sur internet). Puis je me suis rendu compte que je filmais à la manière d'un photographe, sorti du plan de base qui me plaisait, je ne savais que faire du temps et du mouvement. Naturellement je me suis mis à la photo, et n'étant pas le moin du monde photographe, j'ai commencer à voir cette dernière comme matière première, étant infographiste je maîtrise photoshop, et le plaisir de la retouche photo est immédiatement apparue comme une évidence. Je fais toujours de la peinture, cela ne m'a jamais quitté, je fais sur ordinateur ce que je ne peux faire sur une toile, en mm temps se sont deux arts bien différents, mais je retrouve vraiment des sensations similaires quand je dessine avec une souris, le mm plaisir, le mm procédé.
A présent, il est vrai que je fais essentiellement du "photographisme", ayant toujours baigné dans le monde de l'informatique, c'est pour moi la fusion de plusieurs disciplines, et c'est idéal pour ma création ! Je me dis souvent qu'il n'y à aucune limite à la créativité, il suffit juste d'en avoir l'idée.

6) Quels sont tes mentors en terme de création numérique?

Alors sa va paraître très prétentieux, alors que et je suis certain de ne pas l'être, mais je n'ai pas de mentors en création numérique. Et pourtant il y a tellement d'artistes que je trouve "énormes !", capables de faire des créations somptieuses et d'une qualité époustouflante, mais pas au point d'y trouver un mentor, par qui je juerais mondes et univers. En faîtes le premier nom me venant à la tête à la lecture de cette question, et celui d'un photographe très connu qui repeigné ses ektas, je pense à Jan Saudek, ma première rencontre avec cet artiste m'a littéralement boulversé, je n'admirais plus ses images, je les buvais des yeux.

Maintenant il est vrai que certains artistes en création numérique sortent du lot, pour moi bien évidement, ils ont ce truc en plus, je pense à :
- Jeffery Scott (http://www.factory1019.com/),
- Nina-Y qui se fais aussi appeler Lady Dementia (http://nina-y.deviantart.com/),
- Erwin Olaf (http://www.erwinolaf.com/),
- Oleg Dou (http://www.douart.ru/),
- etc
(et dans un autre style, christophe Gilbert me fais beaucoup rire, et je trouve vraiment excellentes quelques pubs du photographe Dingo) mais pour moi sa reste entre parenthèse.

7) Ta toute dernière claque visuelle, c'était ... ?

Ma dernière grande claque visuelle c'est un film : Le Casanova de Federico Fellini. Epoustoufflant, des décors incroyables et des mises en scène complétement hallucinantes.., j'ai toujours beaucoup aimé Fellini, mais sur le Casanova, il m'a littéralement mis KO, sa ne m'étais pas arrivé depuis Eraserhead de David Lynch.



8) Il y a quelques mois tu étais sélectionné au festival Supernova (festival off des boutographies de montpellier). Tu étais exposé au Chai du Terral avec entre autre Elise Ortiou Campion, Vincent Toulotte, Dorianne Wotton, Nath Sakura (...). Avec le recul, comment as tu vécu ce moment? As tu eu des retours ? Et as tu de nouveaux projets d'expo prévus?

J'ai beaucoup aimé venir exposer sur Montpellier, j'en profite d'ailleurs pour remercier toute l'équipe de Supernova pour leur accueil. Ce fut pour moi une très bonne expérience, c'est à ce jour mon exposition la plus médiatisée et la plus importante. Alors avec du recul, je me serais mieux préparé, j'ai qd mm fais un peu de vente, mais c'est le genre d'expo où l'investissement est toujours trés important, la passion quoi qu'il en soit n'a pas de prix.

Comme je fais beaucoup d'expo moi mm, et que je programme aussi les expos pour un grand lieu sur Grenoble : la Bobine, j'ai l'habitude des vernissages, des rencontres avec les artistes, et j'avoue y prendre beaucoup de plaisir. J'ai eu la chance de rencontrer de très bon artistes au Chai du Terral, et ça c'est bon ! D'ailleurs à present je te connais aussi, et j'espère un jour pouvoir t'exposer à Grenoble, si tu en as envie...

Grenoble n'est pas une ville très artistique, mais plutôt scientifique. Ceci dit bon nombre d'asso, de lieu alternatif existent et font vivre une bonne communauté d'artistes en tous genre, de ce fait j'ai toujours un grand nombre de projets, trop ! plus de la moitié ne se réalisent jamais, avoir l'envie et l'idée c'est déjà ça, mais c'est pas suffisant. J'ai deux expos prévues avant la fin de l'année, une dans un bar (expo classique), et l'autre est une expo collective organisé par Jean-Noel Zanetti, un grand artiste grenoblois avec qui je travaille très souvent, mes plus belles expo c'est avec et grace à lui ! Il est rare de rencontrer un artiste avec tant de générosité, il en à aider beaucoup sur grenoble. J'écris aussi en ce moment le scénario pour mon porchain court métrage, ça fait longtemps que je n'ai pas touché à une caméra, et j'espère vivement qu'il ne sera pas de la mauvaise moitié !

9) Je te remercie pour l'invitation à Grenoble ! Fort urbain de ta part... Avant dernière question ... qu'est ce que tu aimerais que les internautes retiennent de cette interview... et puis ... je te laisse carte blanche! A toi de finit cette interview en beauté!

s'il y à quelque chose à retenir, je dirais que répondre à un interview de Miss Buffet Froid c'est excellent, j'en ai jamais autant appris sur moi même.., par exemple, amusez vous à répondre sincerement à un portrait chinois, l'exercice est fort plaisant ! encore Merci, les artistes comme toi qui ont le gout du partage, qui s'interresse aux autres, c'est finalement très rare dans notre profession, et sa manque.., En tous cas je n'aurais rien de plus à dire sur mon art, tout est encore à faire, et c'est pour moi une belle pensée optimiste. 

10) Pour finir qui aimerais tu voir interviewé dans ce webzine? Et ton mot de la fin ?

Toi ! bien évidement..., mais je sens bien cette requête sans suite (me ferais tu le plaisir de m'envoyer ton portrait chinois ?) Je me permets de te répondre, en 2006 Dorothy Shoes m'a demandé la même chose (ici) ;)

Du coup je pense à mon ami Jean-Noël Zanetti, des peintures d'une très grande intensité, à voir en vrai ! car sur écran hélas, sa ne donne rien.
Et mon mot de la fin va vite se transformer en roman, à débiter lignes inutiles comme celle ci, cette page sera fini avant d'y mettre une fin.

Fin et à d'main ! 
un de mes textes : 
je suis un enfant inachevé, je,
je me perds dans les ruelles tel un pervers affamé
devant sa corne d'abondance
tant de visages, de figures,
et pourtant, jamais je ne la reconné,
j'en ai soulevé de la poussière
pour m'assoir plus bas que terre,
j'en ai arrosé d'alcool mes racines
pour les voir crever au plus vite,
en plein whisky
en plein jardin de l'infini,
et je me perds,
et je me brule,
je me plante des couteaux,
tu la connais toi, la brulure,
cette douce flamme qui ronge ton coeur,
qui ronge ton âme,
et laisse dans tes entrailles ce vieux gout de chambre à gaz,
- fais plaiz !, on m'dit, à laiz, range moi donc tout ce sang
assis toi dans ce canap et profite des petits fours,
allé vous faire mettre dis-je,
écartez vous de mon chemin avec votre bonne humeur,
elle me fou le cafard,
je ressens la force dans la faiblesse
et je vois tant de beauté dans ce que vous trouvez laid,
je pleurs quand je suis heureux
et je me délecte de ma tristesse,
je n'ai jamais eu besoin de vous
et pourtant je vous aime,
je vous méprise sans aucune gène,
des bateaux en flammes se jettent du ciel
et je m'amuse à faire le pélican,
je vole et je plonge,
je meurs à chaque seconde

 

Le mag Carte Blanche s'est associé au webzine Bazooka Mandarine pour vous permettre de découvrir un tas d'artistes! Vous souhaitez en savoir plus sur Pierre Emmanuel Wolga? Découvrez bientôt la suite de cet interview sur http://www.carteblanche-mag.com !